L’ASBL «Bethléem»: des denrées alimentaires pour les plus démunis (l’article en pdf)

L’Avenir  – 08 juil. 2017 – Jean-Luc HENRARD

La bourgmestre Christine Poulin a remis un chèque de 1250€ à l’ASBL «Bethléem». L’occasion de présenter ce groupement caritatif.

«À l’heure où la solidarité n’est plus trop à la mode, votre travail a d’autant plus d’importance», a insisté la bourgmestre Christine Poulin, lorsqu’elle a remis un chèque de 1250€ aux responsables de l’ASBL «Bethléem». Cette somme provenait des bénéfices engrangés lors du dernier souper dansant de la bourgmestre.

Pour Christine Poulin, cette sympathique petite cérémonie sans fioriture constituait aussi une belle occasion de donner un coup de projeteur sur cette banque d’aide alimentaire installée dans des locaux de la gare de Walcourt loués à la SNCB.

«Même si nous étions déjà actifs depuis quelques années, nous nous sommes constitués en ASBL en avril 2014, confie Bernard Delzenne, diacre et président du groupement comptant 17 bénévoles. C’était indispensable pour être re connu par l’Afsca et pour bénéficier d’une aide alimentaire de l’Union européenne via le Service Public Fédéral de Programmation Intégration sociale et les dépôts provinciaux.»

49 t de denrées pour 2017

La principale activité de l’ASBL «Bethléem» est de servir de banque alimentaire pour les plus démunis de l’entité de Walcourt. Pour en bénéficier, il faut répondre à divers critères liés, notamment, aux revenus. Le mercredi, de 14 h à 16 h 30, l’association distribue des produits de première nécessité: pâtes, lait, sucre, conserves, riz, sardines, chocolat… Une distribution de produits frais se déroule aussi chaque mardi, de 16 h à 16 h 30.

Pour cette année, en vue de couvrir les besoins grandissants, 34 t de denrées en provenance de l’Europe et 15 t de produits (arrivant à la date de péremption) issus de magasins de la région (Colruyt, Spar, Delhaize, Cora…) ont été commandées par «Bethléem». De quoi apporter une aide alimentaire à près de 400 nécessiteux.

«Nous touchons des personnes qui sont passées à travers les mailles du système de protection sociale ou qui ne sont pas encore en ordre pour bénéficier du CPAS, souligne Bernard Delzenne. Nous sommes complémentaires du CPAS avec qui nous travaillons en partenariat et assurons souvent une transition.

De 800 à 900 personnes dans le besoin

Il poursuit: «En réalité, j’estime que le nombre de personnes de Walcourt qui aurait besoin de nos services est de 800 à 900. Mais beaucoup ont honte de leur situation et ne se manifestent pas. Il y a aussi le phénomène des travailleurs pauvres qui prend de l’ampleur».

De leur côté, tant la bourgmestre que la présidente du CPAS de Walcourt, Maryse Robert, loue la discrétion et la gentillesse des bénévoles de «Bethléem». Le CPAS apporte d’ailleurs son aide à l’ASBL, entre autres en lui prêtant une camionnette permettant d’aller chercher les denrées alimentaires deux fois par semaine. «À lui seul, le CPAS ne peut pas tout faire, insiste Maryse Robert. Et à ce titre, «Bethléem» apporte un soutien précieux et apprécié.»

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