Question écrite du 17/12/2018 à COLLIN René, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine et délégué à la Grande Région

D’ici fin mars 2019, près de 3 000 boîtes aux lettres rouges vont être supprimées par Bpost, ce qui représente presque une boîte sur quatre. Dans un courrier adressé aux communes en novembre dernier, Bpost précise que depuis la dernière adaptation du réseau des boîtes en 2004, le volume de lettres dans celles-ci a diminué de plus de moitié et que 20 % des boîtes recueillent désormais moins de six lettres quotidiennement. En milieu rural, 90 % des clients devraient conserver une boîte accessible dans un rayon de 1 500 mètres.

On sait que ces matières relevent des compétences du Gouvernement fédéral, mais au regard des enjeux de maintien d’un service postal universel et plus largement du maintien de services d’intérêt général en milieu rural, il apparaît primordial que Monsieur le Ministre puisse porter la parole et les inquiétudes des communes rurales auprès du Fédéral à ces sujets.

Si, de manière théorique, il n’y a pas de discrimination entre les territoires ruraux et urbains dans ces mesures de suppression, en va-t-il de même dans les faits lorsque Bpost rappelle aux communes que les courriers peuvent également être déposés dans les bureaux de poste et les points poste ?

Cette décision prise pour des motifs de rationalisation, Bpost ne pouvant que, je cite : s’adapter « à la réalité du marché » est malheureusement symptomatique du désengagement serviciel dont sont victimes les communes rurales aujourd’hui. Et c’est particulièrement le cas pour l’ensemble des compétences fédérales.

Ce désengagement condamne-t-il les habitants des communes rurales à être des citoyens de seconde zone ?

La Wallonie est en grande partie rurale, son développement et son attractivité passent aussi par le maintien d’une offre de services de qualité pour tous les citoyens, dans tous les domaines de l’action publique.

Monsieur le Ministre peut-il nous dire si d’autres mesures de ce type sont à l’agenda, la suppression de jours de distribution par exemple ?

Et de manière plus générale, s’il y a d’autres mesures de rationalisation auxquelles les communes rurales devraient bientôt faire face ?


En attente de la réponse

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