Question écrite 29/09/2014 de POULIN Christine à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal

Chaque année, Phytofar, l’association belge de l’industrie des produits de protection des plantes (pesticides) organise, auprès des agriculteurs, la collecte des déchets primaires phytopharmaceutiques (bidons, cartons, …). Les agriculteurs sont ainsi amenés à les ramener à un des 190 points de collecte présents sur le territoire belge.

Il s’agit d’une bonne chose et cela évite aux agriculteurs de procéder à l’incinération illégale de ces emballages où de les mettre dans la poubelle de déchets ménagés.

A-t-on une idée de la proportion de déchets primaires ainsi collectée ?

Autre élément interpellant, il semblerait que ces emballages doivent être préalablement rincés. On imagine dès lors que cette eau de rinçage va soit dans le réseau d’assainissement, soit dans une station d’assainissement individuel soit se retrouve dans la nature. Peut-on quantifier l’impact de ce type de pollution ? Les stations d’assainissement collectif ou individuel sont-elles capables de traiter ce genre d’eaux usées ?


Réponse du 16/10/2014

Phytofar-Recover a collecté en 2013 quelque 567 tonnes d’emballages primaires contre 641 tonnes d’emballages déclarés mis sur le marché (y compris les bouchons) ; la proportion de déchets primaires collectés est donc de 88,50 %.

Les bidons rinçables doivent être nettoyés et l’eau de rinçage ne peut pas être évacuée dans le réseau d’assainissement ni dans les stations d’assainissement individuel. En principe, elle ne peut donc pas s’y retrouver. Cette eau de rinçage doit être vaporisée sur la parcelle traitée ou être amenée dans un bac phyto ou un biofiltre. Ces deux derniers sont des bacs de stockage en béton ou en plastic présent au sein des exploitations et qui sont munis d’un système de traitement des eaux usées. À cette fin, ils contiennent des matériaux auxquels se fixent des microorganismes qui neutralisent la matière active des produits phytopharmaceutiques.

Pour plus d’informations, le site Web de Phytofar-Recover présente un film qui illustre clairement le procédé à suivre pour rincer les bidons.

Les pollutions ponctuelles des eaux de surface via une utilisation inadéquate des produits (dérive lors de la pulvérisation) ou un traitement inadéquat des fonds de cuves représentent la majorité des contaminations des eaux de surface par les produits phytopharmaceutiques.

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